Emyzik : Le blog musique et critique

23 mai 2012

Boston : Lève toi, et tape un solo de cinq minutes

bostonLa première chose que l'on peut dire sur Boston, c'est qu'il ne sont pas doué pour les titres : originaire du Massachusetts, ils prennent le nom de la ville capitale de l'état. Et devinez le nom de leur premier album ? Boston. Chose à noter, pour briller dans les soirées mondaine de vieux rockeurs, c'est le deuxième premier album le mieux vendu de l'histoire, après Appetite For Destruction des Guns And Roses. Formulation étrange, j'en conviens, mais relisez là, vous comprendrez.

Et, Il n'y a pas à dire, on comprends rapidement pourquoi : des guitares lead bourré de réverb et de chorus comme on savait le faire dans les années 70s, des riffs et des solos mémorables, une voix exptionnelle, le tout servant des compositions d'une qualité rare, la plus marquanté, à mon avis, restant Forplay/Long Time. Les instrumentation sont riches, puissantes, ambitieuses, et font toujours mouche. Boston en fait beaucoup, mais après tout, c'est ce qu'on demande à ce genre de musique, un peu (voire totalement) délirante et déjantée.

Pour sûr, l'énergie est là : entre les riffs endiablée et la voix suraigüe renforcée de choeurs, vos oreilles n'ont pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. Si vous voulez un équivalent plus récent, écoutez me groupe anglais The Darkness : Je suis certain que Boston faisait partie de leur liste d'influence.

Quant à l'enregistrement en lui même, la remasterisation a été supervisée par le groupe et est d'une grande qualité, sans trop trahir pour autant l'oeuvre originale : On peut ainsi profiter d'un son modernisé, tout en gardant l'ambiance de cet age d'or du hard rock, où rock et blues se mélangeaient pour le meilleur, rarement pour le pire. Ou, du moins, nous avons oublié le pire pour ne garder que le meilleur.

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20 mai 2012

Parole d'images...

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je suis heureux de pouvoir vous présenter une idée de longue date : Paroles d'images. En un mot comme en cent, l'analyse d'image appliqué aux pochette d'album, du moins, celle qui en valent la peine. En effet, on ne choisit pas une pochette aux hasard : l'objet disque est pour moi un ensemble, et tout ce qui compose un CD, de sa boite à son contenu en passant par le type d'emballage ou le papier du livret, à son importance.

Premier épisode, "pilote" si l'on veut, consacré à la pochette de Born To Die de Lana Del Rey


Une pochette au reflet d’Amérique

La pochette évoque très rapidement l’Amérique, par le jeu des couleurs : bleu du ciel, blanc du chemisier, rouge des lèvres, les couleurs du drapeau américain. A rapprocher de National Anthem (hymne national en français) qui évoque également ces couleurs : La pochette semble être l’illustration du titre

Une certaine Amérique

Cependant, ce n’est pas une Amérique neutre qui est représenté : la coupe de cheveux, le chemisier fermé jusqu’au haut, la pose sereine, sérieuse, sage, les bras le long du corps… C’est l’Amérique « vintage »  des années 60-70 que le photographe a chercher à représenter, cette Amérique qui est, selon de nombreux média, la source d’inspiration principale de l’ambiance de l’album de la jeune chanteuse. On se sent dérangé, la pose est trop sage, la coupe trop soigné. Cette photo semble trop parfaite, la retouche est évidente et on ne cherche pas à la dissimuler. on ressent un certain malaise à soutenir le regard franc et direct de la jeune femme trop parfaite, iréelle, regard accentué  par la légère contreplongée qui lui donne un air à la fois sur et hautain

Un jeu de contraste

Ouvrons le livret… Le contraste entre l’image d’ouverture et l’image de fin est assez saisisant, vous ne trouvez pas ?  En façade, la pose sage, sereine, est en fait une illusion : lorsqu’on y prête attention, l’image est très sensuelle, bien plus que celle se trouvant à la fin du livret. Tout n’est que suggestion : la bouche entr’ouverte, le rouge à lèvre qui ressort par rapport au bleu, la légère transparence du chemisier, dévoilant là aussi des reflets de rouge. C’est une sensualité d’apparence retenue, gênée. Cette apparence de « fille sage » est d’ailleurs en opposition avec la majeur partie du contenue de l’album.

Le message de cette pochette ? « J’ai l’air sage comme ça, mais attendez d’ouvrir la boite… »

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16 mai 2012

l'Anglais déjanté - Panic Prevention, Jamie T

Jamie T - Panic PreventionJe me serais bien acheté  un fusil, pour tuer tous le monde, si je n'avais pas dépensé tout mon argent pour une basse... C'est plus ou moins sur ces mots que s'ouvre cet album pour le moins déroutant : Accent anglais des bas fond, accompagnement à la basse acoustique, sur un rythme enjoué et un texte drôle, que demander de plus à une première chanson ? Difficile de ne pas être rapidement séduit par l'univers de Jamie T.

Tout au long de l'album, on découvre un univers assez particulier, aux influences diverses : du punk rock au hip hop en passant par le reggae, un savant cocktail hétéroclite qui, sans trop qu'on sache pourquoi, fonctionne. On sent malgré tout une forte influence des Clash et du travail de Joe Strummer. Les chansons s'enchainent, entre texte parlé et chanté : le flow des paroles est agréable, les instrumentations, marquées par l'importance des lignes de basse et des boites à rythme/batteries qui viennent donné le tempo sur lequel va se poser la voix, sont riches et agréable. Jamie T fait également bon usage des sythétiseurs et autres boites électroniques (Calm Down Dearest, So Lonely Was The Ballad)

L'originalité des chansons acoustiques : Voix et... basse acoustique. Inhabituel, mais très réussi. Jamie T maîtrise sa basse, aucun doute là dessus, écoutez Back In The Game si vous êtes sceptique.

Un regret malgré tout : on se lasse assez rapidement des tribulation musical du britanique. Dans son originalité, cet album manque de variété, et si les morceaux "cocktail" fonctionne plutôt bien, on retrouve les mêmes mécaniques qui régissent chacun d'entre eux. Un peu dommage, car pris individuellement, ils sont impeccables. Simplement, mis bout à bout, on se fatigue rapidement de la répétition. Un album unique en son genre, certes, dommage qu'il ne parvienne pas à se renouveler suffisamment

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12 mai 2012

L'Expressong : première avec Finntroll - The God That Failed

Comme le faisait remarquer Emy il y a quelque temps, difficile d'avoir toujours le temps d'écrire un petit papier chaque jour. Le boulot, les études, et bien sûr certains hobbies pouvant prendre la priorité sur d'autres : le fait est que tout le monde a ses obligations et ses occupations. Je mets donc en place un petit plus qui me permettra d'apporter une contribution plus régulière à Emyzik : l'Expressong. Le principe est simple : une chanson qui me semble mériter qu'on parle d'elle, un petit mot dessus pour situer les choses, et bien sûr du son.

Pour cette première édition, intéressons-nous aux Finlandais de Finntroll qui se sont mis en tête de reprendre un morceau de Metallica dans le cadre d'un album tribute sorti en 2011 via le magazine allemand Metal Hammer, fêtant les 20 ans du célébrissime "Black Album", et où se croisent divers artistes de Metal (entre autres, monsieur Lemmy de Motörhead, Doro, Borknagar...). Les Finntroll ont, en ce qui les concerne, hérité du morceau "The God That Failed" et ont réussi à réaliser ce qui me semble être une reprise digne de ce nom. Car c'est bien du Finntroll, nom de nom, que l'on peut écouter sur ce morceau. Le riff de base est réinvesti et paré des sonorités que l'on aime retrouver chez ce groupe de Folk Metal, le chant hurlé scande les paroles jadis offertes par le père Hetfield, et le groupe s'approprie véritablement la musique pour en faire un bel hommage, comme une vision de ce qu'aurait été Metallica s'ils avaient joué du Metal extrême et festif.
C'est sûr, on tient un autre niveau que celui des reprises que le showbiz musical aime servir au grand public.


LionDuNord

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06 mai 2012

Emy joue les artiste... du dimanche

Pas de Live du Dimanche cette fois ci, mais une production indépendant d'Emyzik...

 

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02 mai 2012

Découverte : Jack White - Blunderbuss

blunderbussAujourd'hui, je mets en pratique l'exercie de la critique en temps réel : En pleine écoute/découverte du nouvel album de Jack White (Blunderbuss),  en solo cette fois, l'idée m'est venue de vous faire partager cette écoute. Loin d'une critique struturée, simplement mes première impressions au fur et à mesure de l'album

Aux premières notes, impossible de se tromper : c'est bien du Jack White (Pub Norauto de Spotify... Pause... reprise) : guitare saturée, grinçante , jeu sur les harmonie et dissonance, le rythme saccadé du chant, les mélodies, les arrangements... Jack White n'a pas cherché l'originalité par rapport à ses créations précédente, mais l'on est obligé de constater que cela fonctionne toujours autant : En quelques secondes, on se retrouve à balancer la tête en claquant des doigts. Ajoutez un petit solo typique, grinçant et sur-saturé, bonheur assuré. L'album s'enchaine avec un morceau carrément rock, tout en rupture, avec des effets électronique assez délirants...

On arrive doucement sur Love Interruption, la quatrième piste, beaucoup plus calme, guitare acoustique, petit synthé et une voix féminie en harmonie. Inspiration blues rock, avec toujours autan de swing et d'énergie. Avec Bunderbluss, la piste suivante, on reste dans la même ambiance : intro de piano, ambiance blues rock dans la veine des Raconteurs, un autre projet de super-groupe de Jack White.

Retour du gros son avec Weep Them To Sleep, texte mi parlé-mi rapé... On retrouve le coté ambitieux et riche de la musique de Jack White, qui prend beaucoup appuit sur les rupture rythmique et mélodiques, avec ce coté grandiloquent que l'on saura apprécier. I'm Shaking, le morceau suivant, lui aussi très rythmé, plus simple dans son instrumentation, mais tout aussi agréable avec ses interventions de voix fémines.

De manière l'album reste assez varié, mais comme toujours, lorsqu'il s'agit de Jack White, c'est à consommer à modération : Avis personnel, mais je trouve cette musique "fatiguante" à l'oreille. Je m'explique : le coté strident, la profusion d'instrument et d'effets, la voix quasi criée, fatiguent (au sens propre), je trouve, très rapidement l'oreille. Rien ne vaut alors une petite pause au milieu de l'album pour en profiter pleinement ensuite. Autre très bon morceau à signaler : Hip (Eponymous) Poor Boy), entre blues et jazz avec son air de piano entrainant... a vrai dire tout les morceaux sont bon dans leur genre

Aucun doute , l'album est de qualité, relativement varié et correctement équilibré entre différents styles. Les compositions sont attrayantes, l'energie est là, tout comme le swing. Toujours aussi ambitieuse et riche, la musique de White fait mouche, sorte de synthèse de la carrière musicale de cette artiste qui ne tient pas en place, touche à tout. Si certains morceaux sortent de l'ordinaire, on pourra regretter le choix de la facilité sur certain morceaux. Au final, je revient à mon impression de départ : Jack White fait du Jack White. D'un coté, c'est ce qu'on lui demande, non ?

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30 avril 2012

MIM - Le paradis des instruments !

IMG_0402Ce week end, aventure bruxelloise. Entre quelques chocolats et une jolie blonde (je parle de la bière, bien sur !) un petite détour par le musée des instruments de musique, véritable caverne aux trésors : instruments anciens, uniques ou tout simplement insolites, du violon à la boite à musique, le tout rassemblé dans un batiment art nouveaux qui vaut lui aussi le détour...

Fondé en 1877 et rattaché au conservatoire de la ville, ce musée rassemble à l'origine deux collections d'instrument : celle de François-Joseph Fétis (1784-1871) achetée en 1872 par l'État belge et celle offerte en 1876 au roi Léopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore (1840-1914), comprenant une centaine d'instruments indiens. Depuis, de nombreux autres instruments sont venus compléter la collection, et le musée dispose aujourd'hui de plusieurs miliers de pièces, qui ne sont évidemment pas toutes exposées... Cependant, on ne sera pas en reste. IMG_0391

Parmis les choses les plus interessantes : Les pianos pyramides, idéal si vous avez un petit salon, Les cornemuse et les cornes façon viking, divers instruments étranges, insolite, du violon-piano au violon-trompette, un set de torture pour pianiste (en fait, des objets permettant de se muscler les doigts et de travailler les écarts)... L'objet le plus surprenant reste encore une énorme boite à musique mécanique, pouvant composer des varations différentes sur un thème donné pendant environ... quelques millions d'années. Même si je ne l'ai pas vu en action, vous me croirez sur parole.

On trouve donc son bonheur parmi tout ces morceaux de bois, de métal et de corde assemblés. On regrettera cependant le peu d'informations techniques et de panneaux explicatifs : on reste souvent coi devant un objet étrange, sans savoir comment cela fonctionne, pourquoi... Un peu dommage. De même, le peu d'instrument "moderne" exposé, soit par choix, soit par manque de fond ? Le MIM reste cependant un très beau musée pour tout fan de musique et d'instrument anciens. A voir si vous passez par là !

Les photos sur la page Facebook - Le site du musée

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28 avril 2012

Bien malin qui dénichera le malin !

Si vous écoutez du Metal et/ou du Rock, et que vous avez des grands-parents superstitieux capables de se servir d’internet, il n’est pas impossible qu’ils vous regardent de travers aujourd’hui. Si en plus ils sont extrêmement crédules, prenez garde car vous n’êtes peut-être pas très loin du bûcher. Comment ça, « ces pratiques d’un autre temps n’ont plus cours » ? On est en droit de se demander, pourtant, dans quel monde nous vivons, ou plutôt dans quel monde et à quelle époque vivent certains lorsqu’on lit les articles de « Provocs Hellfest, ça suffit ».
Voici un lien direct vers leur toute nouvelle prose :
http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2012/04/au-commencement-etait-johnson.html

hellfest2011Il s’agit en fait du blog d’un collectif visant à agir contre la prétendue extrême négativité du festival Hellfest (ancien Furyfest), spécialisé en musique extrême, qui se tient depuis maintenant des années à Clisson en France, et réunit chaque fois un public plus large et plus varié mais ayant une même passion : la musique et plus particulièrement le Metal. Le rassemblement s’apprête à prendre place une nouvelle fois ces 15, 16 et 17 juin 2012. Je résume vite fait aux plus pressés le contenu de ce nouvel article anti-Hellfest :
Robert Johnson, illustre représentant de la musique Blues, aurait un jour rencontré le diable (ndlr : ou le démon, enfin une représentation du type tout rouge avec les cornes là, vous savez) et ce dernier, coiffé d'un chapeau et le visage dissimulé, lui aurait joué un air de guitare, demandant ensuite à Johnson son âme en lui rendant son instrument. La légende aurait pris (ndlr : accrochez-vous…) une « tournure bien réelle » lors de la mort de Johnson, à 27 ans : en effet, les causes de sa mort sont floues et quatre ans après, on constate qu’un cyclone a ravagé la région où son décès a eu lieu (ndlr : ...  ... non, rien).
Brian Jones, Jimmi Hendrix (ndlr : ça s’écrit « Jimi », mais bref), Janis Joplin (etc.) : tous ces musiciens ont sans doute subi l’influence musicale de Johnson et sont morts de façon peu reluisante. Et cette année, Johnson sera présent au Hellfest à travers la musique des groupes comme Lynyrd Skynyrd et Lex Kortini (ndlr : il faudrait peut-être leur demander, à eux, comment ils ont fait pour survivre à la mort lors de leur jeunesse…). Son esprit continue donc de planer sur le monde du Rock et sur le Hellfest (ndlr : l’an dernier, c’était l’esprit de feu Monsieur Patrick Roy qui y était – ce politicien au costume rouge, emporté par la maladie en 2011, qui défendait l’Art et le Metal à l’Assemblée nationale – au travers d’un hommage émouvant sur un morceau d’AC/DC et durant un feu d’artifices… quelle diablerie, un vrai rassemblement de sauvages !).

Comment, à notre époque, peut-on encore espérer avoir l’air un tant soit peu sérieux en arborant pareilles sottises en guise d’argumentaire ? Habituellement, les attaques de ce collectif ont le mérite de tenter d’avoir l’air crédible en présentant des faits renseignés (souvent hors contexte bien entendu, il ne faut pas rêver non plus…). Cette fois, c’est sur base de superstitions pour petites gens que ces messieurs intransigeants s’adressent aux « brebis égarées ». Et, pour faire très peur, quoi de mieux que d’enjoliver le tout avec une légende urbaine au sein de laquelle le diable lui-même entre en jeu (personnellement, l’idée d’imaginer le gaillard apparaître et jouer un bon vieux riff de guitare au père Johnson me fait doucement rire). On pourrait trouver cela ridicule, mais quelle superbe pirouette textuelle l’auteur réalise-t-il lorsqu’il nous ramène à la réalité, se basant sur une catastrophe naturelle ayant décidé de venir se ballader notamment à l’endroit où Johnson est décédé. Ne tenons-nous pas là un écrivain dont le talent littéraire égale, au moins, celui de Marc Lévy (pour en revenir aux grands-parents, je ne suis pas sûr de les avoir acquis à ma cause sur ce coup-là…) ?

Je me permets donc de paraphraser Frédéric Mitterrand, se prononçant au sujet de la polémique contre le Hellfest (au cours d’un chahut à l’Assemblée digne de la maternelle) et s’adressant notamment aux députés et à Christine Boutin (dont les propos font régulièrement écho à ceux du collectif anti-Hellfest) : « Il faut raison garder ! ».

Le Rock et particulièrement la frange Metal utilisent régulièrement une imagerie à la fois sombreimages et puissante, faisant appel à toute une série de représentations bestiales et guerrières. Parmi celles-ci, l’imaginaire issu de ce que la religion chrétienne présente comme le mal, le côté sombre, est régulièrement employé. Ce folklore, affichant usuellement l’image du diable et du démon, fait partie intégrante de certains styles de Metal tout comme il est présent dans toute une série de films appartenant au domaine de l’épouvante et à l’horreur. Des films que tous peuvent, à l’heure actuelle, regarder sur leur télévision ou leur ordinateur. Apparient-il vraiment à la religion de décider de faire censure sur des œuvres musicales et autres qui se servent d’un imaginaire (oui, j’ai bien écrit imaginaire…) que cette religion a elle-même défini ?

Ceci étant dit, on pourra également reprocher au Metal de tomber dans son propre piège. Son imaginaire a (globalement) toujours eu pour vocation de s’éloigner des tendances politiquement correctes, afin de bousculer le petit monde qui a besoin de s’accrocher yatqvd4eà ce qui est défini comme « acceptable pour la masse ». Inutile de s’étonner, dès lors, qu’il puisse choquer (il faut préciser que, ces dernières années, le genre a toutefois fini par ne plus heurter tant de monde, variant son imagerie et ses sous-genres). Le nœud de la polémique reste et restera sans doute le fait que certains groupes sont effectivement des aficionados de la provocation à l’extrême, allant jusqu’à la messe noire avant de monter sur scène et criant ouvertement au massacre des croyants issus de diverses religions (dont le christianisme). Cette caste est toutefois une minorité (le mot est faible), qui paradoxalement fait parler d’elle plus que les autres groupes (et gagne donc en notoriété) grâce à son propos extrême et la façon dont les gens le propagent, en s'indignant, et en occultant parallèlement tout le reste du genre Metal. Faut-il dès lors déprogrammer ces groupes du Hellfest ? Est-il nécessaire de faire taire ceux-là qui, peu nombreux, scandent leur message haineux haut et fort pendant qu’on n’est pas assez attentif pour se préoccuper de ceux qui, ailleurs, expriment les mêmes choses à l’aide de sous-entendus (bien plus dangereux...) ? Je pense que chacun a le droit de prendre position face à une œuvre artistique, à plus forte raison si son éducation le lui permet. Voilà où il faut agir. C’est en effet à la société, à l’école et bien sûr aux parents qu’il appartient, par exemple, de renseigner leurs enfants sur ce qui est fictif dans un film, de les éduquer à analyser le message qui leur est proposé par tout type de support afin de se montrer critique. Être capable de souligner les qualités musicales d'un groupe, la virtuosité visuelle d'un film ou le brio littéraire d'un livre tout en critiquant sévèrement les idées transmises si cela est nécessaire, voilà un comportement qui me semble intéressant. Il s’agit là d’un labeur quotidien, qui ne passe certainement pas par la rétention d’information. Ce n’est pas en cachant la biographie et les discours d’Hitler que le monde sera capable de prévenir l’avènement d’un nouveau fou dangereux dans son genre, si ?

Je me demande donc ce que le collectif anti-Hellfest tente de faire en désirant cacher les choses (ici, fort maladroitement, ouf), en demandant de faire taire ceux qui les dérangent et en présentant, hors contexte, des bribes d’information concernant un festival où, chaque année, tout se passe sans accroc (dixit des habitants de Clisson, dans le reportage « Le Metal expliqué à ma mère ») pour des centaines de milliers de personnes venant de tous horizons (et de toutes classes sociales), qui convergent simplement en vue de partager la même passion.
Ne se trouvant manifestement pas au Hellfest, où diable peut se cacher Lucifer de nos jours ? …


Voici un extrait manifeste de cet univers diabolique qu'est le Hellfest :

LionDuNord

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25 avril 2012

The Nightwatchman

The-Nightwatchman-The-Fabled-City-446554Il est de ces magasins où vous savez d'avance que vous ne devriez pas rentrer, parce que vous allez en ressortir avec un achat entre les mains : pour certain(e ?) ce sont les magasins de vêtements, pour d'autres les librairies ou les grandss enseignes de jeux vidéo. Pour moi, c'est une célèbre chaine de magasin spécialisée dans la vente de disque d'occasion. Lorsque j'ai entendu Tom Morello The Nightwatchman, avec son album The Fabled City, ça n'a pas manqué.

Tom Morello, il faut le preciser, a une petite histoire de musicien derrière lui : Rage Against The Machine, Audioslave, il a produit également un album d'Antiflag, et partagé la scène avec Bruce Springsteen. Guitariste engagé (sans blague ?), The Fabled City est son deuxième album solo. Ici, pourtant, l'ambiance n'est pas au rock'n'roll, la guitare électrique est au placard... ce qui n'enlève rien à la qualité du projet !

La voix grave, profonde, mâle à souhait, séduit tout d'abord. Douce mais suffisament rugeuse pour nous accrocher. Un bon exemple, The King of Hell, où la voix caverneuse de Tom Morello saura plaire, malgré une certaine lourdeur d'interprétation, qui reste le gros défaut de l'album. Cette lourdeur se retrouve en outre dans les textes, parfois débités de manière un peu tronconné, entre récitation et chant, qui pourra déplaire, et que nuit à l'harmonie de l'ensemble.

Instrumentations équilibrées entre acoustique et électrique, malgré une reverb parfois un peu trop "digitale", là encore, l'album est assez sympa. On sent de multiples influences, celle des Clash et de Joe Strummer, très importante notamment dans la deuxième partie du disque, mais aussi Dylan et Springsteen (cf Devil & Dust par exemple) ou encore the Pogues. Un bon exemple de ces instrumentation joyeuse, popre, mélant diverses influence serait The Lights Are On In Spidertown. Rythmique et coeur façon Joe Strummer, solo acoustique à la mode hispanique... très réussi, même s'il l'on sent que Tom Morello a du mal à se détacher de ses influences.

Au final, un album intéressant qui n'est certes pas exeptionnel, mais possède un certain charme. On regretta son irrégularité, malgré une variété certaine, surtout dans la deuxième partie de la galette. Quelques très belles ballades qui renforce l'attrait de ce Fabled City, Lazarus On Down, ou Rise To Power sont à écouter avec attention.

Tom morello The Nightwatch - The fabled story, Sony BMG

 

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23 avril 2012

L'Emy-Son fait peau neuve

Enfin, me voilà en vacances. Vacances/révision, certes, mais vacances tout de même. Ce qui signifit que j'ai vais pouvoir prendre soin de ce blog avec plus d'attention. Et ça commence, non pas demain, mais aujourd'hui, avec la nouvelle version de l'Emy-Son, consacrée à l'album Paris 81 de Téléphone !

 

Posté par Emymusic à 10:35 - Chronique critique musicale - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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